Les Jouve s’érigent en défenseurs du patrimoine mobilier et immobilier de Cavaillon, à l’heure des grandes mutations urbaines de la fin du 19e et du début du 20e siècle.
Cette défense prend des formes diverses mais qui convergent vers la volonté de la reconnaissance du patrimoine cavaillonnais : acquisitions immobilières et restaurations, collecte d’objets et création de musées, recherches historiques et notes manuscrites,photographies des éléments patrimoniaux de la cité,correspondance avec les relations afférentes de leur temps… activités culminant avec leur legs à la Fondation Calvet en 1938.
Dotés d'une conscience aiguë de la notion de patrimoine, de la nécessité de sa protection et de sa transmission aux générations futures, Michel, Auguste et Marie-Thérèse Jouve seront à l'initiative d'un véritable plan de sauvegarde des monuments et sites de leur ville natale : achat d'une partie de la colline Saint-Jacques - et de sa chapelle - pour y empêcher toute construction (1904), acquisition de la chapelle de l'ancien Hôtel-Dieu pour y fonder un musée lapidaire (1907), participation à la sauvegarde du patrimoine juif cavaillonnais...
C'est ainsi que naît, sous la houlette de Marie-Thérèse, le musée archéologique de Cavaillon. Mais les projets des Jouve ne s'arrêtent pas là car ils souhaitent développer l'embryon de musée du Vieux Cavaillon créé dans la maison familiale qui sera léguée à cette fin.
Marie-Thérèse Jouve découvrant une mosaïque sur la colline Saint-Jacques 